PSG I Un mercato raté ? Le bilan des recrues parisiennes à mi-parcours

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Le PSG n'avait pas lésiné sur les moyens pour relancer son projet l'été dernier en déboursant près de 350 millions d'euros sur le marché des transferts. Alors que la première moitié de la saison touche à sa fin, ce mercato est loin d'avoir porté ses fruits. S'il y a quand même quelques satisfactions, c'est bien la déception qui prédomine à l'heure de tirer un premier bilan des recrues parisiennes.

Le PSG est-il suffisant ? "Il ne faut pas faire de concessions sur l'attitude"

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Il faisait encore beau et chaud. Et le PSG cassait sa tirelire en recrutant à tour de bras. Paris a vu de nombreux nouveaux venus débarquer l'été dernier pour donner un autre souffle à son projet. Ce lifting à près de 350 millions d'euros a-t-il tenu ses promesses quatre mois plus tard ? Si les jeunes Cher Ndour et Arnau Tenas, qui sort d'un intérim encourageant en l'absence de Gianluigi Donnarumma, ont trop peu joué pour être jugés, les autres recrues parisiennes ont bénéficié d'un temps de jeu suffisant pour tirer un premier bilan avant la deuxième moitié de la saison. Pour l'instant, il est plutôt mitigé.

Ils sont à la hauteur

Ses statistiques (1 but et 5 passes décisives toutes compétitions confondues) n'ont rien d'extraordinaire. Mais l'impact de Dembélé n'est pas forcément quantifiable. Il y a quand même un chiffre qui parle : 1,41, soit le nombre de ses actions aboutissant à un but toutes les 90 minutes. Personne ne fait mieux en Europe. L'ancien Barcelonais, recruté pour 50 millions d'euros, crée le déséquilibre par ses dribbles, ses passes et ses accélérations. Il est l'élément créatif dont Paris avait besoin après les départs de Neymar et Leo Messi. Et jusqu'ici, il n'avait pas manqué un match sur blessure avant son forfait contre Metz.
Pour lui aussi, le physique suscitait des doutes. Lucas Hernandez n'avait plus joué depuis sa blessure à un genou au Mondial 2022 quand il a débarqué au PSG pour 45 millions d'euros. Il s'en est parfaitement remis avec un seul match manqué, à Clermont (0-0). Une durabilité cruciale en l'absence de Nuno Mendes. Surtout, Lucas Hernandez a apporté une grinta, un impact dans les duels et une qualité de relance qui font de lui un maillon fort de la défense parisienne. Sa capacité à évoluer dans un rôle hybride, entre l'axe et le côté gauche, est essentielle au plan de jeu de Luis Enrique.
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"Le PSG a beaucoup trop de défauts pour gagner la Ligue des champions"

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Il leur manque quelque chose

Sur les deux premiers mois, il avait sa place dans la catégorie des satisfactions. Sur les deux derniers, dans celle des déceptions. Ugarte a d'abord donné l'impression d'être tout ce qui manquait dans le milieu du PSG, par son agressivité, sa faculté à gratter des ballons et à bien les utiliser. L'impact était criant. Et le naufrage à Newcastle (4-1) a été le tournant. Depuis, il est trop souvent en retard dans ses interventions et ses lacunes techniques se font plus évidentes dans la relance. Une neutralité difficile à accepter pour un joueur certes jeune (22 ans), mais qui a coûté 60 millions d'euros.
Il a quitté le bourbier lyonnais en toute fin de mercato pour rejoindre le PSG contre un chèque de 45 millions d'euros. Une grosse somme pour un joueur qui n'avait qu'une saison de L1 dans les jambes et qui semblait destiné à jouer les doublures. Mais Barcola a gratté du temps de jeu avant de s’imposer aux yeux de Luis Enrique comme une première option sur l'aile gauche depuis que Kylian Mbappé est passé dans l'axe. Il fait des différences sur sa vitesse et ses dribbles, mais ses stats (1 but, 2 passes décisives en 19 matches) traduisent l'impression d'une trop grande maladresse dans le dernier geste.
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"Ce PSG n'a pas été aussi loin du gratin européen depuis dix ans"

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Du bon et du moins bon dans une première moitié de saison tronquée par une blessure et une convocation en sélection pour les Jeux asiatiques. Kang-in Lee a donné un aperçu de son talent dans la percussion, la dernière passe et même la finition, à l'image d'une prestation éblouissante contre Montpellier (3-0). Mais il a aussi manqué de régularité et de constance pour vraiment s'affirmer comme un atout fiable dans l'animation offensive du PSG. A sa décharge, il a été trimbalé à plusieurs postes par Luis Enrique, au milieu ou sur une aile. Sans prouver qu'il était indispensable quelque part.

Ils déçoivent

Il y a le poids d'un transfert à 95 millions d'euros. Ou la difficulté de rattraper un retard de préparation en arrivant le dernier jour du mercato. Randal Kolo Muani semble toujours souffrir de ces deux contraintes. Au-delà des chiffres peu reluisants (5 buts et 2 passes décisives en 17 matches), il y a surtout trop de lacunes techniques chez l'ancien Nantais pour qu'il soit la solution espérée par le PSG au poste d'avant-centre. Luis Enrique y a d'ailleurs repositionné Mbappé, quitte à décaler RKM sur un côté. Où la recrue phare de l'été parisien ne semble pas avoir davantage trouvé sa place.
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Mbappé avant-centre : une vraie option ?

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Au moins, lui n'a pas coûté un euro en indemnité de transfert. Mais jusqu'ici, Milan Skriniar n'est pas la bonne affaire que son prix laissait envisager. Trop lent pour gérer efficacement la profondeur, imprécis dans la relance, il est très loin du niveau qui avait fait de lui un défenseur de référence en Serie A avec l'Inter. Le Slovaque ne semblait pas avoir le profil idéal pour la philosophie de jeu de Luis Enrique. Cela se confirme, parfois de manière criante à l'image de sa prestation calamiteuse à Dortmund. En l'état, il plombe plus la défense parisienne qu'il ne la sécurise.
Le PSG a déjà levé l'option d'achat du joueur prêté par Benfica, estimée à 65 millions d'euros (+ 15 millions d'euros de bonus éventuels). Gonçalo Ramos a beaucoup de chemin à parcourir pour justifier ce prix. Il n'a pas su profiter d'un temps de jeu plus important en début de saison pour s'imposer. En difficulté pour exister sur le front de l'attaque, trop souvent coupé des circuits de passe dans la construction, rarement trouvé dans la surface, le Portugais est de moins en moins utilisé par Luis Enrique. Compte tenu de ses stats (3 buts et 1 passe en 17 matches), ça se comprend.
Il montait en puissance quand une blessure est venue le stopper dans son envol. Marco Asensio restait alors sur deux performances convaincantes, d'abord face à Lens et surtout contre Lyon (1 but et 1 passes décisive) dans un registre de faux neuf particulièrement apprécié par Luis Enrique. Après quasiment trois mois d'absence, il ressemble plutôt au joueur qui incitait au scepticisme lors de ses toutes premières prestations sous le maillot parisien. Et sa grossière erreur à Lille, où il a quasiment coûté deux points à PSG, n'a pas vraiment corrigé cette impression.
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Luis Enrique sur sa relation avec Mbappé : "Je ne sais pas pourquoi vous me posez cette question"

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